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Nous sommes deux amis, investis depuis des années dans le cinéma et la télévision. Nous sommes connectés aux deux grands festivals de films politiques, Liège et Carcassonne, et nous avons eu la chance de pouvoir y filmer les professionnels du cinéma engagé.

Philippe Reynaert

Longtemps critique de cinéma, Philippe Reynaert a exercé ses talents d'auteur au service du grand et du petit écran sous des formes très diverses. Il est le scénariste des 150 capsules « Les Immortels du Cinéma », consacrées aux légendes du Septième Art. Mises en images par Luc Petit, elles ont été magnifiées par la voix inimitable de Jean Rochefort. Il participe au scénario de « La Belge Histoire de Cannes » d’Henri de Gerlache présenté à Cannes Classics. Enfin, avant de s’associer à Serge Nagels pour « Le cinéma peut-il encore sauver le monde ? », il a été le coréalisateur d’Henri de Gerlache pour « Hollywood au pied du Terril », un film diffusé par Arte et la RTBF et qui explorait les liens inattendus entre l’industrie hollywoodienne et les paysages industriels de la Wallonie.

Serge Nagels

Formé au montage télévisuel et documentaire, Serge Nagels a forgé son regard et son sens du récit dans les coulisses de l’image avant de passer derrière la caméra. Producteur exécutif et réalisateur de près de 200 émissions ou séquences pour MCM, la chaîne musicale, et pour la RTBF, télévision publique belge, il a acquis une maîtrise rare de tous les métiers de l’audiovisuel. Aujourd’hui directeur de post-production, il signe également des projets plus personnels : scénariste et réalisateur du court-métrage « Au nom de ma mère », il est récompensé au Festival Ramdam de Tournai en 2020. C’est cette double compétence, la rigueur du technicien et la sensibilité de l’auteur, qu’il met au service de « Le cinéma peut-il encore sauver le monde ? », qu’il coréalise avec Philippe Reynaert.

La voix du film, c'est Déborah François. Nous voulions de la distance avec le sujet, pas deux hommes qui parlent d'eux-mêmes et de ce qu’ils aiment. Elle partage notre conviction que le cinéma a un rôle de résistance à jouer, et, généreusement, elle a dit oui tout de suite quand nous l’avons sollicitée.